Nouvelle

J’arrive à l’hôtel à l’heure… de simples échanges par mail au cours des dernières semaines, puis une rencontre autour d’un café. Le charme a opéré.

Nous nous sommes fixés rendez-vous dans un lieu neutre, qui n’appartiendra qu’à nous le temps de nos ébats.

Nous avons longuement évoqué nos désirs et fantasmes inavouables. La distance qu’offre l’écrit a cet aspect désuet, de devoir faire l’effort de séduire par l’esprit.

Et c’est grâce à cela que je me retrouve à monter les marches et franchir les portes de ce petit hôtel du centre ville.

Nous avons fixé certaines règles, la première, je ne le verrai pas. J’ai un foulard de soie que je dois nouer afin de me permettre de ressentir et vivre cet expérience uniquement par les autres sens. Je m’en remets totalement à lui.

Je récupère les clés de la chambre et monte avec un mélange d’excitation et d’appréhension.

J’atteins le palier, légèrement essoufflée, repère la chambre. Je sors le tissu et masque ma vue.

Le jeu va commencer.

Après une brève hésitation, je frappe 3 coups.J’entends ses pas… la porte s’ouvre, laissant son parfum d’homme envahir tous mes sens.

Je perçois ses mouvements par l’air qui vient m’effleurer, son souffle dans mon cou précède ses mains sur mes hanches.

Je ne suis qu’attente.

Il m’attire et referme la porte, me poussant à avancer. Ses mains se posent sur mes épaules, caressent mes bras. Il me murmure que je suis belle, il se plaque derrière moi pour me faire sentir l’objet de son désir.

Je gémis, lorsqu’il descend la fermeture de ma robe, qui choie au sol, laissant apparaître mon corset et mes porte-jarretelles. Je ne porte rien d’autre.

Sa bouche, ses mains parcours mon cou, ma mâchoire… j’aimerai le toucher mais je me contente d’attendre, c’est la deuxième règle, je suis passive, soumise à son bon vouloir.

Il ôte délicatement mon haut en déliant les liens dans mon dos. Sa façon de n’épargner aucune parcelle de mon corps me rend folle.

Je ne suis que frissons.

Il commence par positionner mes bras, dans le dos, croisés.

La corde glisse sur ma peau, si rêche, mais pleine de promesse.

Avec des gestes que j’imagine précis, il place les noeuds, vérifie la tension exercée sur mon corps.

Privée de la vue, je ressens chaque centimètre de peau, chaque pression et un sentiment de bien être m’envahi. Comme dans une chrysalide, je me sens en sécurité.

Il a réalisé un corset. Les cordes partent de mon cou et viennent effectuer un motif que je devine dessiner ma peau, telle une toile d’araignée… Mes seins sont encerclés et deviennent sensibles, je sens mes tétons pointés. Comme s’il lisait en moi, il vient les taquiner, les effleurer avec sa langue, mais ça n’est pas assez.

Son autre main descend le long de la colonne, contourne la hanche et s’approche de mon intimité.

Je me cambre à la recherche de plus, je l’entends rire. Il me dit d’être patiente, que lui aussi a du mal, que je suis bandante.

Ses mots crus m’excitent, il le sait.

Il me guide à travers la pièce et me soutien pour ne pas que je bascule sur mes talons.

Je sens le lit devant moi. Il me penche en avant en faisant attention à mon confort. Je suis complètement immobilisée, à sa merci. Mes fesses en l’air, bras attachés dans le dos, ma tête dans le matelas. Je visualise la scène que je dois lui offrir et le rouge le monte aux joues et ma chatte s’inonde.

Je sens le lit s’affaisser derrière moi et très vite ses mains reviennent sur moi. Il vient caresser mes cuisses puis remonte pour venir m’écarter les lèvres. Son souffle sur mon clitoris m’envoie une décharge électrique dans tout mon corps.

Je ne suis que sensation.

Ses doigts s’amusent de mon intimité, il me dit que je dégouline, que j’ai bon goût et que je dois vérifier. Il introduit ses doigts recouverts de mon jus dans ma bouche, je lèche et aspire en imaginant que c’est sa queue.

J’en veux plus…

Il s’approche de moi, relève ma tête et je sens son gland sur mes lèvres. J’ouvre, avide de pouvoir le prendre en bouche. Je le taquine avant de le prendre en entier. Je lèche et joue avec la langue.

Je suis privée de mes mouvements mais cela rend cet acte encore plus intense. Il me guide suivant son bon vouloir, sa queue venant frapper le fond de ma gorge.

Je ne suis que soumission.

Entendre l’effet que je lui procure pourrait suffire à me faire jouir. Je me concentre afin de lui donner autant que lui.

Il se retire et je me sens frustrée, j’aurai aimé sentir son jus couler dans ma gorge.

Il se repositionne derrière moi et cette fois, c’est sa langue que je sens. Il mordille mon clitoris, me lèche et me pénètre. Avec ses doigts, il s’approche de mon petit trou. Il le lubrifie de ma cyprine et y en insère un, puis deux tout en réalisant un mouvement de va et vient.

Je ne sais plus où je suis. Mon ventre se contracte en attente de plus, je me cambre pour venir à sa rencontre. Lorsqu’il s’éloigne, un long gémissement franchis mes lèvres et son rire me répond.

Il revient et quand je sens son gland, je me retiens de jouir. Il me pénètre jusqu’à la garde mais lentement. Il me rempli, je me sens comblée. Il commence d’intense mouvement et à chaque pousser je perds davantage pied.

Sa main attrape mes cheveux, l’autre a saisi le derrière du corset de chanvre et il me maintien en équilibre précaire tout en accélérant ses coups de reins.

Je ne suis que jouissance.

La pression des cordes sur mon buste, alliée à sa pénétration intense va avoir raison de moi.

Il se retire soudainement avant de se positionner à l’entrée de mon anus. Je me décontracte afin de lui faciliter le passage. Lorsque enfin il me remplit, ma bouche sort un son inarticulé, avant qu’il ne me la prenne pour me la dévorer.

Il me pilonne, littéralement mais j’aime cela. Des fourmillements remontent le long de la colonne. Et quand je le sens se contacter derrière moi entre deux grognements, je le rejoins en hurlant son prénom.

Hagards, repus, nous reprenons doucement notre souffle. Il m’enlace avant de défaire les noeuds. Il m’interroge du regard après m’avoir retiré le bandeau. J’espère qu’il peut y lire tout le sentiment de bien être dans lequel je suis, mais surtout toute ma gratitude d’avoir pu vivre ce moment grâce et avec lui.

Je ne suis que paix.

DLS

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